Exemple de valeurs de références : Homme adultes 130g/L, Femme adulte 120g/L. En dessous de ces seuils, on parlera donc d'anémie.
On distingue deux grands types d’anémie : les anémies centrales et périphériques.
Les anémies centrales reflètent une altération de la production médullaire érythroblastique (carence martiale ou vitaminique B9/B12, chimiothérapie, hémopathie maligne…), tandis que les anémies périphériques reposent sur la perte ou la destruction des globules rouges, appelés hématies (hémolyse, hémorragie, anticorps anti-hématies…) tout en conservant une production médullaire fonctionnelle.
Afin de caractériser une anémie, il est nécessaire de s’appuyer sur différents paramètres : les réticulocytes et indices érythrocytaires : volume globulaire moyen (VGM), concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) et teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH). Ceci permettant de s’enquérir de l’aspect régénératif (production médullaire fonctionnelle) ou arégénératif (diminution ou absence de production médullaire) de l’anémie, de la taille (normo, micro ou macrocytose) et du degré d’hémoglobinisation des hématies (normo ou hypochromie). D’autres examens à visée étiologique pourront être réalisés par la suite (dosage vitaminique, LDH, haptoglobine, ferritine, électrophorèse de l’hémoglobine…).
Les manifestations cliniques (pâleur, dyspnée, asthénie, céphalées, tachycardie…) sont la conséquence directe d’une diminution d’apport en oxygène dans les tissus cibles (hypoxie tissulaire). Toutefois certains signes cliniques sont plus spécifiques d’une forme d’anémie :
Les examens de biologie médicale sont incontournables dans la démarche diagnostique de l’anémie, qu’ils soient de nature hématologique (hémogramme, analyse du frottis sanguin…), biochimiques (bilan d’hémolyse, dosages vitaminiques…) ou encore immunologiques (auto-immunité).
Sources :