Les graisses (ou lipides) sont apportés par l'alimentation et fournissent de l'énergie à notre organisme. S'ils sont en excès dans l'organisme, ils augmentent le risque de développer une maladie des vaisseaux (maladie cardiovasculaire) et du cœur.
Le bilan lipidique (ou EAL : Exploration d’une Anomalie Lipidique) permet de surveiller le taux de lipides dans le sang, en particulier les Triglycérides et le Cholestérol (qui comprend le LDL-Cholestérol et le HDL-Cholestérol). Des taux trop élevés de triglycérides et/ou de LDL-Cholestérol (ou «mauvais cholestérol»), ainsi qu’un taux bas de HDL-Cholestérol (ou «bon cholestérol») sont appelés des anomalies lipidiques et sont considérés comme des facteurs de risque cardiovasculaire.
Les taux de cholestérol et de triglycérides varient en fonction de l’âge et du sexe. Il est possible d’avoir de petites variations dans les dosages, d’un laboratoire à un autre. Faire ses dosages dans le même laboratoire est préférable pour pouvoir comparer les résultats. Il est impératif d’effectuer le prélèvement de sang, à jeun, en période d’alimentation habituelle, à distance d’une grossesse ou d’une maladie récente comme une infection ou un accident cardiaque.
Aucun symptôme n'est provoqué par l'augmentation des taux de lipides dans le sang. Elle peut donc passer inaperçue. De ce fait, un bilan lipidique est fréquemment prescrit par votre médecin. Même si sa répétition vous parait contraignante, il vous permet de vérifier l’absence d’anomalie, ou à l'inverse, de définir avec votre prescripteur les moyens d'améliorer ces résultats pour prévenir les complications.
En effet, si une anomalie est révélée sur votre bilan lipidique, votre prescripteur vous conseillera sur les moyens d’agir au quotidien. Par exemple, une alimentation équilibrée choisie selon vos goûts, une activité physique régulière, adaptée à vos préférences et à vos possibilités peuvent aider à réduire votre taux de lipides. Quelques fois, Il peut être nécessaire de recourir, en plus, à un traitement médicamenteux.
La consommantion quotidienne de lipides ne doit pas dépasser 30 à 35% de la ration calorique totale. Les acides gras saturés contribuent, qualitativement et de façon importante à l'augmentation du "mauvais cholestérol". On les retrouve principalement dans : les charcuteries, le beurre, les fromages, la crème fraîche, les pâtisseries et certains plats cuisinés du commerce.
Par ailleurs, il existe des aliments qui ne sont pas "gras" à proprement parlé mais qui sont riches en cholestérol et dont la consommation doit être mesurée : les abats, les oeufs (surtout le jaune), les huitres...
Conseils :
Privilégier : les fruites et légumes, le lait écrémé et les produits laitiers qui en dérive, les poissons, les pains et céréales de préférence complet, avoir une bonne hydratation et faire des activités physiques adaptées.
Diminuer : les graisses de cuisson (surtout le beurre), les charcuteries, les viandes grasses (mouton, agneau, porc), les fromages, crèmes et lait entier, les gâteaux sucrés, salés et pâtisseries, les sucre et produits sucrés, l'alcool.
Retrouvez notre Fiche destinée aux Patients en cliquant sur ce lien : Surveillance du Cholestérol
Référence : rédigé par le comité scientifique du groupe LBI (Les Biologistes Indépendants)