Lettre d'information n°18 - AMH - Hormone Anti-Müllerienne (MU-IT-MG-049-01)
L’Hormone anti-müllerienne est une glycoprotéine dont le premier rôle est la régression des canaux de Müller chez le fœtus mâle. Ces canaux sont à l’origine de la partie haute du système génital de la femme (trompes, utérus, haut du vagin).
Cette hormone est sécrétée dès la 8ème semaine de grossesse par les cellules de Sertoli du testicule fœtal. Elle permet la virilisation du fœtus mâle (avec l’aide de la testostérone). Après la naissance, elle est sécrétée chez l’homme par les testicules jusqu’à la puberté puis sa sécrétion est nettement diminuée, chez la femme par les cellules de la granulosa.
Son dosage est maintenant remboursé par la sécurité sociale depuis le 08/04/2021.
L’analyse est réalisée sur notre plateau technique, avec un rendu de résultat en 24h.
La prise en charge nécessite de respecter certaines indications de dosage qui sont recommandées par la HAS (Haute Autorité de Santé):
L’HAS précise également, les trois situations cliniques pour lesquelles le dosage de l’AMH n’est pas indiqué:
Aide à l’interprétation des variations pathologiques:
- En cas d’ambiguïté sexuelle à la naissance:
- Chez le garçon sans testicules palpables:
- Chez l’homme, l’AMH est normalement très basse. Sauf en cas de résistance aux androgènes: la testostérone sécrétée ne peut freiner l’AMH.
- Chez la femme, un taux élevé peut être le reflet d’une insensibilité aux androgènes (testicules féminisants), d’une sécrétion tumorale (tumeur de la granulosa), voire d’un syndrome des ovaires polykystiques.
Dans le cadre de la PMA (Procréation Médicalement Assistée):
Dr Emmanuel Bories